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Comme un soleil qui danse sur le vernis de nos espoirs

Michel René - L'hiver se retire sur ses glaces fondues. De nouveau dégagée de son manteau fatigué, la terre respire un bon coup et la nature s'éveille à la lumière qui s'attarde. L'oiseau reprend sa place au cadran des aurores, les arbres s'ébrouent des poussières de grisailles et la vie s'infiltre partout pour ressurgir plus belle encore que dans nos souvenirs endormis.



Nos fenêtres prennent une grande bouffée d'air. Les balcons s'animent au rythme de la saison qui s'amorce et des beaux moments qu'elle nous offre. De même qu'un rayon de soleil suffit pour repeindre nos maisons, un rayon de soleil suffit pour nous remettre en action. Qu'on le veuille ou non, la vie qui se manifeste sous nos pieds chatouille notre raison. Nos cours s'élargissent et s'amoindrissent nos déceptions. Nos bobos laissent une chance à leur guérison. C'est alors que nous nous embellissons.

Il y a de la beauté dans l'air. Il y a de l'amour dans l'air. Et l'amour est sans âge. Certains étirent leurs fantaisies aux terrasses des nouvelles amitiés. D'autres surprennent au fond d'eux de nouveaux sentiments. Le goût d'aller vers l'autre nous attire irrémédiablement. Les femmes sont belles et les hommes audacieux. Le cour prend goût à la fête et la tête y participe. Des couples se forment comme d'autres s'attardent aux vitrines des possibles. Le vieux mari reprend la main de sa vieille épouse et la vieille épouse sourit à l'enfant qu'elle croise aux mains de son papa. Les cours meurtris s'enveloppent d'un léger baume. C'est la saison de l'affection. C'est la saison des passions.

Nous nous sentons revivre et nous devrions en profiter pour nous remettre en question. Au ménage de nos maisons devrait être associé celui de nos motivations. Car la vie que nous vivons est-elle celle que nous souhaitions? Que sommes-nous devenus et vers où allons-nous? Curieusement, la légèreté de cette saison nous ferait-elle ressentir le poids de la vie que nous accumulons? Il est peut-être temps de faire comme le grand chêne et de s'ébrouer un bon coup. Peut-être y perdrions-nous également nos chaînes?

Comme un soleil qui danse sur le vernis de nos espoirs, nous nous sentons emportés dans une valse nouvelle. À nous d'y risquer les premiers pas.

Bon printemps!



Veuillez noter que l'opinion exprimée dans ce texte n'engage que l'auteur. La Fondation Giguère n'endosse pas nécessairement ces propos.



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