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Louise Vachon Giguère
« Un ange s'est manifesté »


Michel René - Louise Vachon Giguère est décédée le 2 mars 2004 à la suite d'un cancer. Mais voilà que Louise, Loulou comme beaucoup l'appelaient familièrement, a tellement été bien entourée durant ses derniers mois que plusieurs de ses proches ont vécu des manifestations particulières après son départ, ou ressenti de vives et fortes impressions, comme si elle voulait s'attarder encore un peu auprès d'eux. Voici donc quelques-unes des petites attentions particulières que réservait cette messagère de l'au-delà à ceux et celles qu'elle chérissait.

Sa fille Nadia rêve beaucoup et arrive même à contrôler ses rêves d'une certaine façon. Quatre jours après sa mort, elle rêve que sa mère veut revenir auprès d'elle. Nadia en déduit que sa mère s'ennuie, mais elle lui dit qu'elle ne peut pas revenir. Dans plusieurs autres rêves, Nadia pose des tas de questions à sa mère, curieuse de savoir comment ça se passe dans cet ailleurs mystérieux. Nadia réalise que sa mère semble toujours embarrassée pas ses questions, comme s'il s'agissait d'un secret. Elle lui donne quelques vagues réponses, mais sans plus. Sa mère lui a même dit une fois : « Profitons plutôt de ce moment passé ensemble. » Au fil de ses rêves, Nadia en vient à penser que Louise, même si elle se trouve bien où elle est, s'ennuie de son entourage. En revanche, à la longue, Nadia s'aperçoit qu'elle s'habitue et, comme elle dit, après un an, « elle pète le feu ». Car Nadia remarque que Loulou vient maintenant la visiter, non parce qu'elle s'ennuie trop, mais pour venir aider et prodiguer de bons moments. Et, quand elle dit aider, elle précise que ça fonctionne à tout coup.

Louise avait l'habitude de toujours dessiner une fleur avec sa signature. Toujours la même. Un jour d'hiver, sa fille Chantal qui demeure à la campagne, particulièrement triste ce jour-là de la perte de sa mère, aperçoit un dessin dans la neige, probablement fait par une souris. Ce dessin ressemblait étrangement à la fleur de sa mère. Petit signe pour lui montrer qu'elle l'accompagnait? En voici un autre plus étrange encore. Un jour, Chantal constate que la radio de l'écurie, qu'elle doit toujours laissé ouverte pour les chevaux, grince. Mais la radio, réglée sur un poste genre Radio Énergie, est juchée tout en haut et n'est pas facile d'accès sans échelle et sans une certaine adresse. Elle laisse faire. Un matin, cependant, la radio ne grince plus et se trouve syntonisée sur Radio-Canada, le poste préféré de sa mère. Son compagnon, le seul qui aurait pu faire ça, s'en défend bien, surtout sur le choix du poste. Par conséquent, la seule réponse plausible pour Chantal c'est que sa mère s'est vraiment manifestée.

Pendant les six mois qui ont suivi la mort de sa soeur, Céline n'a cessé de répéter : « Est où ma soeur? » Elle acceptait difficilement son départ. Lors de l'un de ses rêves, elle prend Louise dans ses bras et lui dit : « Tu peux pas savoir comment tu me manques Loulou! » Et Louise répond : « Moi aussi. » Dans un autre rêve, Louise lui dira : « C'est comme un fluide, un moment donné j'suis là, un moment donné j'suis plus là. » Une nuit, elle rêve d'une promenade à pied avec Louise qui lui serre la main très fort. Céline dit : « T'as de beaux petits gants ». Elle ressentira très clairement l'empreinte de la main de sa sour pendant trois jours. Trois mois plus tard, son frère Simon lui remettra une sacoche de bicyclette qui appartenait à Louise, dans laquelle elle découvrira. les petits gants. Enfin, un jour qu'elle en a assez d'une situation exceptionnellement dramatique qu'elle subissait depuis quelque temps, Céline s'écrit : « Là, tu viens m'aider. » À l'instant même, elle vit une lumière et sentit un courant électrique la traverser. La lumière revint, comme pour confirmer qu'elle n'avait pas rêvé. C'est à ce moment qu'elle sut que Louise était là. Et cette visite lui redonna de l'espoir, atténua ses angoisses et lui fit même perdre son mal de dos. « Le fait de savoir qu'elle était là m'aiderait à m'en sortir », se dit-elle.

Simon, quant à lui, considérait sa sour comme une âme sour. Un jour qu'il se dirigeait en auto chez Pintendre Auto, il ressentit une très forte impression. Il crut vraiment à la présence de Louise à ses côtés et se mit à lui parler à haute voix. « J'sais que tu es là Loulou, mais c'n'est pas très intéressant pour toi de venir avec moi dans une cour de carcasses d'autos. » Mais elle semblait lui dire que ça n'avait pas d'importance, qu'elle n'avait qu'à être là avec lui. Et des signes évidents, tout au long de la route, surgissaient comme pour appuyer ses impressions. Une autre fois, un mardi matin, juste avant le réveil, il entend la voix de Louise lui dire simplement : « Simon. jeudi. » Il se réveille s'assurant que c'était bien la voix de Loulou. Intrigué, inquiet même, de savoir ce que sa sour lui annonçait sans lui annoncer, il attendit anxieusement le jour fatidique. Mais rien ne semblait vouloir se produire si ce n'est l'appel de Céline, ce jeudi matin, qui lui annonçait la mort toute fraîche d'Huguette, leur belle-sour. Était-ce de cela que Louise avait voulu le prévenir? Se peut-il qu'elle eût connu la dernière heure d'Huguette?

D'autres aussi ont témoigné de circonstances marquantes, voire troublantes, qui leur faisait croire que « Loulou » était à leur côté. Entre autres, sa belle-sour Michèle qui souffre de myasthénie et doit porter un prisme à ses lunettes pour mieux voir. Un jour qu'elle descendait un escalier, elle se rendit compte qu'elle ne voyait rien. Découragée, ayant une terrible peur de tomber, elle implore Louise pour aussitôt recevoir une réponse qu'elle lui attribue, tellement la réponse est rapide, tel un éclair qui lui fait comprendre qu'elle doit remettre son prisme du bon côté. Il y a aussi Jeannine, la belle-maman de Chantal, qui est sûre d'avoir vu Louise, tout de blanc vêtue, lors de la réception familiale de Pâques qui a suivi son décès.

Ainsi va la mort quand elle est encore en vie, ai-je envie d'ajouter. Cette femme n'était pas banale. Elle procurait aux siens plus que ce qu'on attendait d'elle. Elle avait accepté courageusement la mort. Mais, elle craignait qu'on l'oublie. Toutefois, à l'écoute de ces témoignages, nous ne pouvons ignorer tout l'amour qu'elle portait et qu'elle porte encore en elle-même.

Propos recueillis par Richard Giguère de la Fondation Giguère.


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